- AC34.01 | Définir, sélectionner les données pertinentes Sélection métrologique des données
L’objectif de ce TP n’était pas simplement d’appliquer des outils métrologiques, mais de comprendre quelles données influencent réellement la qualité d’un contrôle et doivent être retenues pour une analyse fiable.
Pour cela, j’ai appris à sélectionner les indicateurs essentiels permettant de caractériser un moyen de contrôle. L’étude de la capabilité et du 6 sigma m’a permis de déterminer si l’outil de mesure était adapté aux tolérances imposées. L’analyse R&R m’a aidée à identifier la part de variabilité due à l’opérateur ou au système lui‑même, afin de ne conserver que les données réellement représentatives. L’évaluation de l’incertitude de mesure a ensuite permis de quantifier la fiabilité des résultats obtenus et de déterminer si les mesures pouvaient être exploitées pour une prise de décision.
Ce TP m’a également amenée à sélectionner les données pertinentes pour la gestion du parc d’instruments : dates d’étalonnage, conformité, dérives possibles, conditions d’utilisation. Enfin, l’introduction aux Contrôles Non Destructifs m’a appris à choisir la méthode la plus adaptée selon la nature du défaut recherché, en tenant compte des limites et des performances de chaque technique.
À travers ces différentes étapes, j’ai compris que la qualité d’une analyse métrologique repose avant tout sur la pertinence des données sélectionnées, et non sur leur quantité. Savoir trier, hiérarchiser et justifier les informations retenues est indispensable pour garantir la fiabilité d’un diagnostic.
- AC34.02 | Collecter les données en autonomie et mettre en oeuvre la mesure des données en vue de leur analyse Analyse des Données et Ajustements Techniques dans la Conception de la Maquette
La conception de la maquette du passage à faune nécessitait en effet de recueillir, vérifier et analyser un grand nombre d’informations techniques afin de garantir la conformité de l’ouvrage et la satisfaction du commanditaire, le CEREMA.
Dès le début du projet, nous avons dû collecter des données malgré l’absence de plans complets et l’accès limité à certaines informations. Nous avons donc réalisé un important travail de recherche, d’interprétation et de reconstruction géométrique à partir des documents fournis. Cette démarche nous a permis d’établir une base fiable pour la modélisation 3D, notamment en recalculant les dimensions manquantes, en ajustant les proportions et en vérifiant la cohérence des cotes à chaque étape.
À plusieurs reprises, nous avons mesuré, comparé et corrigé les éléments fabriqués (arches, tablier, falaises, extensions) afin d’assurer leur conformité à l’échelle définie (800 × 800 mm). Par exemple, le décalage de 5 mm observé lors de l’assemblage du pont a été identifié grâce à ces contrôles, puis corrigé par une modification du tablier et une optimisation de l’assemblage.
Enfin, nous avons aussi collecté des données qualitatives liées à la satisfaction du client. À chaque échange avec le CEREMA, nous avons pris en compte leurs retours, leurs attentes et leurs remarques techniques. Ces informations ont été analysées puis intégrées dans nos choix de conception : ajout des extensions du pont, amélioration du réalisme, choix des matériaux, modularité du tablier, etc. Cette démarche nous a permis d’adapter la maquette aux évolutions du projet réel et de répondre précisément aux besoins du commanditaire.
Cette SAÉ m’a permis de renforcer ma capacité à collecter des données de manière autonome, à les vérifier et à les analyser pour orienter mes décisions techniques. J’ai appris à travailler avec des informations incomplètes, à reconstruire des données fiables, à contrôler la conformité dimensionnelle d’un ouvrage et à intégrer les retours d’un client dans une démarche d’amélioration continue. Cette expérience m’a donné une méthode rigoureuse pour valider mes choix techniques et garantir la qualité d’un projet de conception.
- AC34.03 | Diagnostiquer les facteurs qui impactent la performance d’un système/produit/procédé Développement d'un mode opératoire de brasage assisté par ultrasons
Dans le cadre de mon deuxième sujet de stage, j’ai travaillé sur l’analyse des facteurs influençant la qualité du joint de brasage d’un connecteur électrique utilisé dans l’aéronautique. Ce composant doit assurer une conductivité électrique optimale, ce qui impose un joint parfaitement homogène et exempt de défauts. Or, le procédé de brasage actuellement utilisé génère des trous, porosités et discontinuités, entraînant une augmentation de la résistance électrique et une baisse des performances du connecteur.
J’ai ainsi mené une analyse systématique de plusieurs facteurs susceptibles d’influencer la qualité métallurgique du joint :
L'amplitude des ultrasons : son rôle potentiel dans la réduction des porosités et l’amélioration du mouillage.
Le nombre et géométrie des pastilles d’alliage d’apport : impact sur la quantité de métal fondu et sa répartition.
Le retrait de la masse sur la pièce : influence sur la pression exercée pendant le brasage.
Le retrait des sauterelles : effet sur la stabilité de l’assemblage.
Le chevauchement des pastilles d’argent : impact sur la continuité du joint et la présence de zones non alimentées en métal.
Cette démarche m’a permis de diagnostiquer les causes principales des défauts observés, en reliant chaque paramètre à ses effets sur la microstructure du joint et sur la conductivité électrique finale. L’étude a également permis d’évaluer le potentiel du brasage assisté par ultrasons, une technologie prometteuse pour améliorer la répartition du métal d’apport et limiter la formation de porosités.
Ce travail m’a permis de développer une véritable capacité à analyser un procédé industriel, à identifier les paramètres critiques et à comprendre leur influence sur la performance finale du produit. J’ai appris à raisonner de manière rigoureuse, à relier des observations expérimentales à des phénomènes physiques, et à proposer des pistes d’optimisation fondées sur des données objectives. Cette compétence est essentielle pour améliorer la fiabilité des procédés et garantir la qualité des produits dans un contexte industriel exigeant.
- AC34.04 | Engager des actions pertinentes par rapport à l’objectif de performance Le contrôle non destructif
Durant les cours de métrologie, notre objectif était de comprendre et d’expliquer comment les technologies de métrologie 4.0 ainsi que les contrôles non destructifs (CND) permettent d’améliorer la performance industrielle. Nous avons étudié plusieurs techniques modernes : tomographie, magnétoscopie, ultrasons et inspection visuelle automatisée. Chacune d’elles contribue à renforcer la qualité, la fiabilité et la rapidité des contrôles tout en réduisant les non‑conformités.
L’analyse de ces procédés nous a permis de montrer comment l’industrie du futur s’appuie sur la numérisation, la traçabilité, l’automatisation et l’intelligence artificielle pour optimiser la production. Par exemple, la tomographie offre une numérisation 3D complète, les ultrasons permettent un contrôle en ligne 100 % automatique, et l’inspection visuelle automatisée réduit les erreurs humaines tout en accélérant les cadences. Ces technologies s’intègrent directement dans une logique de performance globale.
Ce travail montre comment choisir et appliquer la bonne méthode de contrôle pour améliorer la qualité, réduire les temps d’arrêt, limiter les rebuts et fiabiliser la production. Comprendre les avantages, limites et conditions d’utilisation de chaque technique permet de sélectionner la solution la plus adaptée à un contexte industriel donné.
Cette SAÉ m’a permis de développer ma capacité à analyser un besoin industriel et à identifier les solutions techniques les plus performantes pour y répondre. J’ai appris à comparer différentes méthodes de contrôle, à comprendre leurs impacts sur la qualité et la productivité, et à justifier un choix technique en fonction d’objectifs concrets (rapidité, précision, automatisation, sécurité).
Elle m’a également aidée à renforcer ma compréhension des enjeux de l’industrie 4.0 : importance de la traçabilité, rôle de l’IA dans l’analyse des données, intérêt de l’automatisation pour améliorer la performance globale. Cette démarche m’a donné une vision plus stratégique du contrôle qualité et de son rôle essentiel dans la maîtrise de la production.
- AC34.05 | Gérer le cycle de vie les données techniques en assurant leur traçabilité Gestion et traçabilité des données techniques à l’aide de la méthode Kanban
Dans le cadre des TP d’Organisation et Pilotage Industriel (OPI), j’ai travaillé sur la gestion de projet en utilisant des méthodes agiles, notamment la méthode Kanban. L’objectif était d’organiser efficacement les tâches, de suivre leur avancement et d’assurer une bonne gestion des informations tout au long du projet. Nous avons mis en place un tableau Kanban structuré, permettant de visualiser l’état d’avancement des différentes activités et de prioriser les actions.
L’utilisation du Kanban ne se limite pas à l’organisation des tâches, elle permet également de structurer les informations associées à chaque étape du projet. Chaque tâche était associée à des données techniques (documents, consignes, modifications), ce qui permet de suivre leur évolution dans le temps. Ainsi, chaque changement est tracé, ce qui garanti une meilleure lisibilité et une continuité dans le projet.
Cette approche permet de centraliser les informations, d’éviter la perte de données et de conserver un historique des décisions et des modifications. La traçabilité des données techniques permet également de facilité la collaboration entre les membres de l’équipe, en permettant à chacun de comprendre rapidement l’état du projet ainsi que les actions déjà réalisées. De plus, cela permet une meilleure reprise du projet en cas d’interruption ou de changement d’intervenant.
Ce TP a montré l’importance de structurer et de suivre les données tout au long d'un projet afin d’assurer une gestion efficace et fiable. En mettant en place des outils simples et visuels comme le Kanban, il est possible d’assurer une traçabilité rigoureuse tout en améliorant la communication et la performance globale du projet.
Etude de de la méthode kanban